Générer votre lettre de démission
Remplissez les champs : la lettre se rédige à mesure, avec la date de fin de préavis calculée. Imprimez-la, enregistrez-la en PDF ou en Word, puis signez-la à la main.
Vos dates
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⚠️ Ce générateur est fourni à titre indicatif et ne constitue pas un avis juridique. La durée de préavis dépend de votre convention collective, de votre contrat ou des usages, et le point de départ peut varier d'un jour selon le texte applicable. Consultez Service-Public.fr ou un conseiller juridique pour votre situation précise.
- La loi n'impose aucune forme à la démission d'un CDI. L'écrit sert à dater la rupture et à prouver une volonté claire, ce qui suffit à le rendre indispensable en pratique.
- Quatre lignes suffisent : votre identité, le poste, la volonté de rompre, la date de départ. Tout le reste est facultatif et une partie est risquée.
- Le préavis se déclenche à la date où l'employeur prend connaissance de la lettre, pas à celle écrite en haut du courrier.
- Le motif du départ n'a rien à faire dans la lettre : il ne change aucun droit et peut peser dans un litige.
Une lettre de démission tient en quatre lignes. Le reste de cette page explique pourquoi ces quatre lignes suffisent, ce que les formules ajoutées par prudence font perdre, et comment remettre le courrier pour que la date de départ du préavis ne soit pas discutable.
Ce que la lettre doit contenir, mention par mention
L'article L1237-1 du code du travail encadre le préavis de démission sans exiger d'écrit. La jurisprudence, elle, exige une chose : que la volonté de démissionner soit claire et non équivoque. C'est cette exigence, et non un formalisme légal, qui rend la lettre nécessaire.
| Mention | Nécessaire ? | Pourquoi |
|---|---|---|
| Vos nom, prénom et adresse | Oui | Identifie l'auteur sans ambiguïté |
| Nom de l'employeur et adresse de l'établissement | Oui | Destinataire de la notification |
| Intitulé du poste et date d'entrée | Oui | Identifie le contrat visé, utile s'il y en a eu plusieurs |
| Phrase de rupture explicite | Indispensable | C'est elle qui rend la volonté non équivoque |
| Date de fin de préavis, ou renvoi à la convention collective | Recommandée | Évite un désaccord sur le dernier jour travaillé |
| Date et signature manuscrite | Oui | La signature vaut engagement |
| Motif du départ | Non | Ne change aucun droit et peut être retourné contre vous |
| Remerciements, formule de politesse | Facultatifs | Sans effet juridique, utiles pour la suite professionnelle |
Modèle 1 : démission d'un CDI, préavis effectué
Prénom NOM
Adresse
Code postal, Ville
Nom de l'entreprise
À l'attention de Nom du responsable
Adresse de l'établissement
À Ville, le JJ/MM/AAAA
Objet : démission
Lettre recommandée avec accusé de réception
Madame, Monsieur,
Par la présente, je vous informe de ma décision de démissionner du poste de intitulé du poste que j'occupe au sein de votre entreprise depuis le date d'entrée.
Conformément à la convention collective applicable, j'effectuerai un préavis de durée. Mon dernier jour de travail sera donc le date, sauf accord différent de votre part.
Je vous remercie de bien vouloir me remettre à cette date mon certificat de travail, mon reçu pour solde de tout compte et l'attestation destinée à France Travail.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Signature
La demande des documents de fin de contrat dans la lettre coûte une phrase et évite une relance en fin de préavis.
Modèle 2 : avec demande de dispense de préavis
La dispense se demande, elle ne se décide pas. Si l'employeur l'accorde, le contrat s'arrête à la date convenue et le salaire cesse d'être dû à partir de là. S'il refuse, le préavis reste dû en entier.
Madame, Monsieur,
Par la présente, je vous informe de ma décision de démissionner du poste de intitulé du poste que j'occupe depuis le date d'entrée.
La convention collective prévoit un préavis de durée. Je souhaiterais toutefois être dispensé de tout ou partie de ce préavis et quitter mes fonctions le date souhaitée. Je comprends que cette dispense, si vous l'acceptez, mettra fin au versement de mon salaire à compter de cette date.
Je reste bien entendu disponible d'ici là pour assurer la transmission de mes dossiers, et je vous remercie de me confirmer votre décision par écrit.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
La phrase qui change tout
Une dispense demandée par le salarié n'ouvre droit à aucune indemnité compensatrice. Une dispense imposée par l'employeur, alors que le salarié voulait travailler, oblige au contraire l'employeur à payer l'intégralité du préavis. La formulation écrite de qui a demandé quoi décide donc du versement de plusieurs semaines de salaire : gardez la réponse de l'employeur par écrit.
Modèle 3 : rupture pendant la période d'essai
Pendant l'essai, on ne démissionne pas au sens juridique, on rompt l'essai. Le délai à respecter est le délai de prévenance de l'article L1221-26 : 24 heures si vous êtes dans l'entreprise depuis moins de huit jours, 48 heures au-delà. Aucun motif n'a à être donné.
Madame, Monsieur,
Je suis entré à votre service le date en qualité de intitulé du poste, dans le cadre d'une période d'essai.
Je vous informe de ma décision de mettre fin à cette période d'essai. Compte tenu du délai de prévenance de 24 ou 48 heures prévu par l'article L1221-26 du code du travail, mon dernier jour de présence sera le date.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Modèle 4 : rupture d'un CDD pour un CDI
Un CDD ne se quitte pas librement. L'article L1243-2 ouvre une seule porte au salarié : la justification d'une embauche en CDI. Le préavis se calcule alors à raison d'un jour par semaine de contrat, dans la limite de deux semaines. Les autres sorties possibles sont l'accord des deux parties, la faute grave et la force majeure.
Madame, Monsieur,
Je suis employé dans votre entreprise en contrat à durée déterminée depuis le date, en qualité de intitulé du poste, jusqu'au terme du contrat.
Je viens d'être embauché en contrat à durée indéterminée par nom de l'entreprise, à compter du date. Vous trouverez ci-joint la copie de la promesse d'embauche.
Conformément à l'article L1243-2 du code du travail, je romps donc ce contrat par anticipation, en respectant un préavis de nombre jours ouvrés. Mon dernier jour de travail sera le date.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Sans justificatif de CDI joint, la rupture est irrégulière et l'employeur peut réclamer des dommages et intérêts correspondant au préjudice subi. La copie du contrat ou de la promesse d'embauche n'est donc pas une politesse.
Les phrases qui se retournent contre vous
Les lettres qui posent problème ne sont presque jamais trop courtes. Elles sont trop bavardes.
- « Je démissionne en raison du comportement de ma hiérarchie. » Écrire un grief tout en démissionnant fragilise les deux voies : la démission reste une démission, et la lettre devient une pièce du dossier. Si l'employeur a manqué à ses obligations, le terrain est la prise d'acte ou la résiliation judiciaire, pas la démission.
- « Sous réserve d'obtenir mes droits au chômage. » Une démission conditionnelle n'existe pas. La mention ne conditionne rien et brouille le caractère non équivoque de la rupture.
- « Je quitte l'entreprise avec effet immédiat. » Cette phrase vous engage à ne plus venir, sans dispense obtenue. Voir la démission avec effet immédiat.
- « Je démissionne pour raisons de santé. » La maladie ne figure pas parmi les motifs légitimes ouvrant l'allocation chômage. L'écrire ne crée aucun droit et ferme d'autres portes, détaillées sur démission et raisons de santé.
- Une lettre écrite le jour d'une altercation. Une démission donnée sous le coup de la colère peut être annulée si l'équivoque est démontrée, mais la démonstration se fait devant un juge, des mois plus tard. Le délai de réflexion n'a pas d'existence légale : voir peut-on annuler une démission.
Comment la remettre, et ce qui fait courir le préavis
Le préavis ne part pas de la date écrite en haut de la lettre. Il part du moment où l'employeur est en mesure d'en prendre connaissance. Trois modes de remise, trois points de départ.
| Mode de remise | Départ du préavis | Preuve conservée |
|---|---|---|
| Lettre recommandée avec accusé de réception | Date de première présentation du courrier, pas la date de retrait | L'avis de réception, à conserver |
| Remise en main propre contre décharge | Jour de la remise | Le double signé et daté par l'employeur, gardé par vous |
| Courrier simple | Contestable : rien ne prouve la réception | Aucune. À éviter |
| Courriel | Accusé de lecture ou réponse de l'employeur | Fragile seul, correct si l'employeur répond par écrit |
Le recommandé et la remise contre décharge se valent juridiquement. La remise en main propre a un avantage pratique : elle fait gagner les deux à quatre jours d'acheminement postal, ce qui compte quand une date d'embauche est déjà fixée. Elle a un inconvénient : il faut oser demander une signature. Les détails de chaque mode sont sur la date qui fait foi en recommandé et la remise contre décharge.
Gardez une copie de ce que vous avez signé
Photographiez la lettre signée avant de l'envoyer, et gardez l'avis de réception ou le double signé pendant au moins cinq ans. Le délai pour contester une rupture de contrat devant le conseil de prud'hommes est de douze mois (article L1471-1), celui pour réclamer des salaires de trois ans (article L3245-1). Sans copie datée, ces délais se discutent à votre désavantage.
Après la remise : ce que vous devez recevoir
Le dernier jour de préavis, l'employeur doit remettre quatre documents. Aucun ne se demande : ils sont dus.
| Document | Ce qu'il contient | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Certificat de travail | Dates d'entrée et de sortie, emplois occupés | Aucune appréciation sur votre travail ne doit y figurer |
| Attestation destinée à France Travail | Salaires et durée d'emploi transmis par l'employeur | Elle passe désormais par la DSN, dans les 5 jours ouvrés suivant la fin du contrat. Vous recevez la version PDF générée par France Travail |
| Reçu pour solde de tout compte | Inventaire des sommes versées | Contestable par lettre recommandée pendant 6 mois (article L1234-20). Passé ce délai, il devient libératoire pour les sommes qui y figurent |
| État récapitulatif d'épargne salariale | Participation, intéressement, PEE, Perco | Dû uniquement si vous aviez de l'épargne salariale |
Signer le reçu ne vous prive de rien pendant six mois, et un refus de signer ne bloque pas le paiement. La mention « pour solde de tout compte » écrite de votre main n'ajoute aucune renonciation. Ce que contient réellement ce solde est détaillé sur le solde de tout compte après une démission.
L'annoncer de vive voix, puis écrire
La lettre ferme une décision, elle ne l'annonce pas. Dans presque toutes les entreprises, l'ordre qui se passe le mieux est le même : un entretien avec le responsable direct, puis la remise de la lettre dans la foulée ou le lendemain, puis l'information de l'équipe une fois que la hiérarchie est au courant.
- Le responsable direct d'abord. Apprendre le départ d'un collaborateur par un tiers laisse une trace durable, y compris dans les références données plus tard.
- Une phrase, pas un plaidoyer. Annoncer la décision, donner la date envisagée, proposer d'organiser la transmission. Le reste appartient à l'entretien, pas au courrier.
- Pas de contre-proposition improvisée. Si une augmentation ou un changement de poste vous est proposé sur-le-champ, demandez un délai. Une lettre déjà remise ne se retire pas unilatéralement.
- Le service des ressources humaines ensuite. C'est lui qui détient la convention collective applicable et la durée exacte de votre préavis. Demandez-la par écrit : le numéro IDCC figure sur votre bulletin de paie.
Si vous avez déjà signé ailleurs, vérifiez la date de début promise avant l'entretien. Un préavis de trois mois annoncé après avoir promis une arrivée sous six semaines place la négociation de dispense dans une position inconfortable. Les leviers utiles sont détaillés sur négocier ou réduire son préavis.
Adapter le modèle à votre situation
| Situation | Ce qui change dans la lettre |
|---|---|
| Salarié élu au CSE ou salarié protégé | La démission du contrat et celle du mandat sont deux actes distincts. Une lettre unique crée la confusion : voir la procédure pour un salarié protégé |
| Apprenti | Après les 45 premiers jours en entreprise, la rupture unilatérale suppose la saisine préalable du médiateur consulaire, à mentionner dans le courrier |
| Intérimaire en CDI intérimaire | La lettre s'adresse à l'entreprise de travail temporaire, pas à l'entreprise utilisatrice |
| Agent de la fonction publique | La démission d'un agent public obéit à un autre régime : elle doit être acceptée par l'administration, qui dispose d'un délai pour répondre |
| Dirigeant ou mandataire social | Le mandat social se démissionne selon les statuts, indépendamment d'un éventuel contrat de travail |
| Clause de non-concurrence au contrat | Ajoutez une phrase demandant à l'employeur s'il libère la clause, car le délai pour y renoncer est souvent court et court dès la notification |
Cette dernière ligne est celle qu'on oublie le plus souvent, et c'est la plus coûteuse. Une clause de non-concurrence maintenue vous interdit un secteur entier pendant sa durée, en échange d'une contrepartie financière ; une clause levée supprime les deux. Le délai laissé à l'employeur pour y renoncer est fixé par le contrat ou la convention collective, parfois quinze jours seulement. Le détail est sur la clause de non-concurrence après une démission.
Questions fréquentes
La lettre de démission est-elle obligatoire ?
Non, aucun texte ne l'impose pour un CDI. Une démission peut être verbale. Elle doit simplement résulter d'une volonté claire et non équivoque, ce qui devient très difficile à prouver sans écrit, dans un sens comme dans l'autre. L'écrit protège le salarié autant que l'employeur.
Faut-il écrire la lettre à la main ?
Non. Une lettre imprimée convient, à condition qu'elle soit signée de votre main. La signature manuscrite est le seul élément qui n'a pas d'équivalent tapé, sauf signature électronique qualifiée, rarement utilisée dans ce contexte.
Peut-on démissionner par mail ?
Un courriel peut valablement exprimer une démission, à condition que l'identité de l'expéditeur et la volonté de rompre soient certaines. La difficulté est probatoire, pas juridique : si l'employeur conteste avoir reçu le message, vous n'avez rien à opposer. Le sujet est traité en détail sur démission par mail ou lettre recommandée.
Faut-il indiquer une date de départ précise ?
Rien ne l'impose, mais c'est utile. Sans date, le préavis court quand même selon la convention collective, et le calcul du dernier jour peut donner lieu à des interprétations différentes. La calculer avant d'écrire évite le sujet : voir calculer la date de fin de préavis.
Que faire si l'employeur refuse de prendre la lettre ?
Envoyez-la en recommandé avec accusé de réception le jour même. Une démission n'a pas à être acceptée : l'employeur ne peut ni la refuser ni la retarder, et le refus de la recevoir n'empêche pas le préavis de courir à compter de la première présentation du courrier.